Lomé, Togo · Société civile et action communautaireinfo@ongacomb.org
Patrimoine institutionnel et preuves d’action

Expériences et résultats

Ces expériences documentent l’évolution d’ACOMB : réaliser des solutions communautaires, créer les conditions sociales de leur durabilité, défendre les droits des populations et mobiliser les données et les preuves pour renforcer le dialogue et la redevabilité.

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Une continuité institutionnelle

Agir, apprendre et capitaliser.

Cette page distingue les responsabilités directes d’ACOMB, les contributions exercées dans le cadre de projets plus larges et les résultats encore en consolidation. Elle ne transforme pas chaque participation en réalisation propre : elle précise le rôle effectivement exercé par l’organisation.

Avant 1995 · Racines de l’approche communautaire

Une dynamique antérieure au PDU-Lomé

ACOMB n’est pas née après le Projet de développement urbain de Lomé pour tirer parti d’un projet existant. Elle est née d’une mobilisation communautaire antérieure, dont la structuration a contribué à créer les conditions sociales dans lesquelles le projet a pu s’inscrire.

Mobilisation initiale

Des jeunes engagés à Bè

À l’issue de son engagement étudiant, Pius Kossi KOUGBLENOU contribue à organiser des jeunes autour de l’insalubrité, de la santé et de la situation des jeunes et des femmes.

Organisation communautaire

Renforcement du CDB

La dynamique s’élargit à la chefferie, aux cadres, aux femmes et aux jeunes. Le Comité de développement de Bè est renforcé ; Pius Kossi KOUGBLENOU en devient secrétaire général.

Août 1992

Création d’ACOMB

ACOMB est créée pour préserver la capacité d’initiative, maintenir la proximité avec les habitants et poursuivre l’action communautaire dans la durée.

À partir de 1995

PDU-Lomé

Le projet financé par la Banque mondiale donne une place formelle au CDB et à la participation des populations, tandis qu’ACOMB poursuit et élargit sa propre dynamique.

Capital humain transmis à ACOMB : le dispositif communautaire s’est appuyé sur 30 acteurs identifiés et formés dans une démarche de recherche-action. À la fin du projet, ACOMB a intégré six participants qui s’étaient particulièrement distingués — trois femmes et trois hommes — afin de poursuivre le travail communautaire de terrain.
Statut de cette référenceDe 1995 à 2000, Pius Kossi KOUGBLENOU a exercé une fonction d’agent de promotion de la participation communautaire dans le dispositif du projet accompagné par CARE-Togo, sans relation d’emploi avec cette organisation. Ce repère conjugue la mémoire institutionnelle d’ACOMB et les éléments confirmés par les archives publiques du PDU-Lomé ; il n’est pas présenté comme un projet directement exécuté par ACOMB.
Depuis 1995 · Golfe 1 et Golfe 4

Infrastructures communautaires ACOMB–GTZ

Avec l’appui financier de la GTZ, ACOMB a conçu, porté et géré un programme d’accès à l’eau et à l’assainissement. Elle organisait la passation des marchés, signait les contrats avec les entreprises, suivait l’exécution et les réceptions et justifiait l’utilisation des fonds.

34infrastructures réalisées
24kiosques à eau
8latrines communautaires
2dépotoirs contrôlés
Enseignement institutionnel : ACOMB ne considère pas qu’une infrastructure constitue, à elle seule, un résultat durable. Sa pérennité dépend aussi de l’appropriation, de l’organisation de l’entretien et du suivi de ses effets.
2016–2021 · Plusieurs séquences distinctes

Participation d’ACOMB au PAUT II

ACOMB n’a pas construit les ouvrages du PAUT II. Elle a exercé une fonction d’interface communautaire, de concertation, de sensibilisation, d’évaluation, de médiation et d’accompagnement de l’appropriation et de l’entretien.

À partir de 2018

ACOMB–ANASAP

Trois contrats d’entretien de composantes préexistantes du système lagunaire. Le contrat examiné concernait notamment le lac Est et le canal de Bè, non le quatrième lac.

2019

ACOMB–EAA

Enquêtes et rapports d’évaluation des actions de sensibilisation à partir des termes de référence et outils transmis par EAA.

Dès le démarrage

ACOMB–EIFFAGE Génie Civil

Interface entre le chantier et les populations, concertation régulière, médiation et accompagnement des personnes affectées.

2021

ACOMB–GER Travaux publics

Deux contrats d’entretien et mobilisation des riverains afin qu’ils participent aux opérations et à la préservation des ouvrages.

Un suivi communautaire continu avec EIFFAGE Génie Civil

ACOMB participait aux débriefings hebdomadaires de l’entreprise. Une réunion mensuelle réunissait également EIFFAGE Génie Civil, ACOMB, les CDQ et les chefferies traditionnelles afin d’évaluer l’évolution des travaux et de recueillir les appréciations et propositions des communautés.

ACOMB accompagnait les personnes affectées par des dommages liés aux travaux, contribuait à la médiation en cas de blocage et suivait les situations de relocalisation, de parcelles promises et d’indemnisation. Le contrat ultérieur autour du quatrième lac a prolongé cette collaboration ; il n’en constituait pas le point de départ.

Rapport narratif final · Juillet 2021 · Village de Sagonou

Une délocalisation respectueuse des droits des communautés

Avec le soutien partiel de Publiez Ce Que Vous Payez, ACOMB a porté un projet de plaidoyer consacré aux conditions de délocalisation du village de Sagonou dans un contexte d’exploitation minière. La démarche visait à faire reconnaître les préoccupations de la population, à construire une compréhension partagée entre les parties prenantes et à promouvoir des pratiques respectueuses des droits des communautés.

Un état des lieux progressif

Trois versions successives ont rapproché les informations du village, des organisations de la société civile et des autorités compétentes.

Un dialogue multipartite

Habitants, femmes, jeunes, autorités traditionnelles, structures locales, administrations minières et autres acteurs concernés ont été associés à la démarche.

Un plaidoyer documenté

Les doléances ont été clarifiées et discutées afin de rechercher un accord entre la communauté et la SNPT et d’alimenter une étude de cas et des documents de politique.

Des preuves écrites et audiovisuelles complémentaires

Le rapport narratif publié sur le site historique d’ACOMB établit les éléments factuels, la démarche et les activités. Les vidéos publiées par ACOMB apportent une trace audiovisuelle du plaidoyer. Leur date de mise en ligne n’est pas utilisée comme période d’exécution du projet.

Consulter le rapport narratif Voir la séquence vidéo
Phase 1 sur ressources propres d’ACOMB · Phase 2 financée par l’USAID

Projet anticorruption ITIE-Togo

ACOMB a engagé et exécuté, sur ses ressources propres, la première phase d’une initiative portée par la société civile du Groupe multipartite de l’ITIE-Togo. Le projet a ensuite été porté dans le cadre de l’ITIE-Togo, avec l’appui technique du Secrétariat international de l’ITIE et de NRGI. La phase initiale relève ainsi de l’investissement propre d’ACOMB, tandis que le financement de l’USAID a permis la réalisation de la phase 2.

Phase 1 — Préparer l’action

ACOMB a pris contact et échangé avec les institutions et acteurs concernés, notamment la HAPLUCIA, la CENTIF-Togo, la Cour des comptes, le RCCM, l’OTR, la TdE et la SNPT.

Phase 2 — Diagnostiquer

Avec le financement de l’USAID, les données ITIE et celles des institutions nationales ont été analysées à l’aide de l’outil de diagnostic de la corruption dans le secteur extractif de NRGI.

Résultats — Agir et suivre

L’analyse a porté sur le clinker, le calcaire et les phosphates, identifié des vulnérabilités et des risques, puis formulé des recommandations assorties d’un plan de suivi.

Des résultats reconnus au-delà du projet

  • Six maillons des chaînes de valeur et de décision ont été examinés : contrats et licences, production, collecte des revenus, dépenses économiques et sociales, entreprises d’État et chaîne d’approvisionnement.
  • Le rapport final de la phase 2 et sa synthèse ont été publiés par l’ITIE-Togo ; la version synthétisée a été adoptée par le Comité de pilotage en décembre 2023.
  • Le Secrétariat international de l’ITIE a ensuite valorisé trois risques majeurs : l’opacité relative à la participation de l’État, certaines pratiques de location d’équipements et les insuffisances entourant la propriété effective.
  • Une troisième phase devait approfondir les résultats, élaborer un manuel pratique et en expérimenter l’utilisation. Sa mise en œuvre n’a pas pu se poursuivre dans le contexte des difficultés institutionnelles ayant affecté l’USAID.
Consulter le rapport final Lire l’analyse publiée par l’ITIE Voir la présentation du projet
Projet pilote achevé · Yoto 1 et Vo 4

Arbre à Palabre – Voix citoyenne

Cette première application territoriale structurée d’ACOMB D2D a rapproché des données provenant de différentes sources, recueilli des preuves citoyennes et créé des espaces de dialogue autour des réalités des communes extractives.

2 communes pilotes

Yoto 1 et Vo 4, dans la région Maritime.

6 exigences ITIE

4.6, 5.2, 6.1, 6.4, 7.1 et 7.4.

2021–2023

Données provenant de différentes sources, comparées et rapprochées.

Statut et continuité

  • Arbre à Palabre est un dispositif territorial reproductible.
  • Arbre à Palabre – Voix citoyenne est le projet pilote achevé qui a permis de l’expérimenter.
  • CommunesExtractives.org est la plateforme numérique ouverte au public et en cours de développement qui soutient le dispositif.
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