À l’issue de son engagement étudiant, Pius Kossi KOUGBLENOU contribue à organiser des jeunes de la communauté autour de l’insalubrité, de la santé et de la situation des jeunes et des femmes.
Des données accessibles pour des communautés capables d’agir.
ACOMB renforce le pouvoir d’action des communautés afin que l’information publique devienne un levier de participation, de dialogue, de développement durable et de redevabilité.
Des connaissances à l’action citoyenne
Créée en 1992 et légalement reconnue depuis 1994, ACOMB agit à l’interface entre communautés, collectivités territoriales, institutions publiques, entreprises, médias et partenaires. Elle transforme les données et les cadres juridiques en informations compréhensibles, accompagne la production de preuves citoyennes et crée des espaces de dialogue pour rechercher des réponses concrètes.
Une mobilisation communautaire avant le projet.
ACOMB n’est pas née après le Projet de développement urbain de Lomé pour tirer parti d’un projet existant. Elle est née d’une mobilisation communautaire antérieure, dont la structuration a contribué à créer les conditions sociales dans lesquelles le projet a pu s’inscrire.
La dynamique gagne la confiance de la chefferie, des cadres, des femmes et des jeunes. Le Comité de développement de Bè est renforcé et élargi ; Pius Kossi KOUGBLENOU en devient secrétaire général.
ACOMB est créée pour préserver cette capacité d’initiative, maintenir la proximité avec les habitants et prolonger l’action communautaire dans la durée.
Le projet financé par la Banque mondiale donne une place formelle au CDB et à la participation des populations. ACOMB poursuit parallèlement sa propre dynamique et élargit progressivement son action.
Des compétences qui restent après le financement
Le dispositif communautaire du PDU-Lomé s’est appuyé sur 30 acteurs identifiés et formés dans une démarche de recherche-action. À la fin du projet, ACOMB a intégré six des participants qui s’étaient particulièrement distingués — trois femmes et trois hommes — afin de poursuivre le travail communautaire de terrain.
Des ouvrages aux capacités d’agir.
À partir de 1995, ACOMB a conçu, porté et géré avec l’appui financier de la GTZ un programme d’accès à l’eau et à l’assainissement dans des territoires correspondant aujourd’hui aux communes de Golfe 1 et Golfe 4. L’organisation assurait la mobilisation des communautés, la passation des marchés, la contractualisation des entreprises, le suivi des travaux et des réceptions ainsi que la justification de l’utilisation des fonds.

Doulassamé
Bè-Bassadji
Lom-Nava
ACOMB ne considère pas qu’une infrastructure constitue, à elle seule, un résultat durable. Sa pérennité dépend aussi de la compréhension du besoin, de la participation des futurs usagers, de l’appropriation de la solution, de la répartition des responsabilités, de l’organisation de son entretien et du suivi de ses effets.
Consulter les expériences et résultatsDes ouvrages à l’appropriation communautaire.
Entre 2016 et 2021, ACOMB a pris part à plusieurs séquences distinctes liées au PAUT II. Avant et pendant la réalisation des nouveaux ouvrages, elle a contribué à l’information, à la concertation et à la mobilisation des populations. Elle a aussi servi d’interface de proximité entre les entreprises chargées des travaux et les bénéficiaires, contribuant à prévenir les blocages, à faire remonter les préjudices, à accompagner les personnes affectées et à favoriser des solutions respectueuses de leurs droits et de la continuité des travaux. Certaines interventions, notamment celles conduites avec l’ANASAP, concernaient des composantes préexistantes du système lagunaire de Lomé et non le quatrième lac.
Participation au PAUT II
ACOMB contribue aux concertations, à la mobilisation des chefs, des structures de quartier et des populations, ainsi qu’au suivi communautaire du projet.
ACOMB–ANASAP
Dans le cadre du PAUT II, trois contrats ont encadré des interventions d’entretien de composantes préexistantes du système lagunaire de Lomé. Le contrat examiné concernait notamment le lac Est et le canal de Bè — désherbage, curage, gardiennage et mobilisation locale — et non le quatrième lac.
ACOMB–EAA
ACOMB réalise des enquêtes et des rapports d’évaluation des actions de sensibilisation, à partir des termes de référence, indicateurs et outils transmis par EAA.
ACOMB–EIFFAGE Génie Civil
Débriefings hebdomadaires, concertation mensuelle avec les CDQ et les chefferies, médiation et accompagnement des personnes affectées.
ACOMB–GER Travaux publics
Deux contrats portent sur l’entretien d’ouvrages. ACOMB mobilise les riverains pour participer aux opérations et renforcer leur appropriation.
ACOMB–EIFFAGE Génie Civil
ACOMB participait aux débriefings hebdomadaires de l’entreprise et assurait une interface de proximité entre le chantier et les populations concernées. Une réunion mensuelle réunissait également EIFFAGE Génie Civil, ACOMB, les comités de développement de quartier et les chefferies traditionnelles afin d’évaluer l’évolution des travaux, de recueillir les appréciations et les propositions des communautés et d’examiner les difficultés nécessitant une réponse.
Dans le cadre de son mandat, ACOMB intervenait notamment lorsque les travaux occasionnaient des dommages aux biens des riverains, afin d’accompagner les personnes affectées dans la recherche d’une réparation appropriée. Elle contribuait aussi à la médiation lorsque des désaccords entravaient l’accès aux emprises nécessaires aux travaux, ainsi qu’au suivi des situations de relocalisation, de mise à disposition des parcelles promises et d’indemnisation des personnes concernées.
Le contrat conclu ultérieurement pour les activités de sensibilisation et de mobilisation autour du quatrième lac a prolongé et renforcé cette collaboration ; il n’en constituait pas le point de départ.
Ces collaborations sont distinctes par leur objet et leur période. Elles illustrent cependant une même expertise d’ACOMB : créer les conditions sociales permettant aux communautés de comprendre les infrastructures, de participer à leur préservation et de faire remonter les difficultés rencontrées.
Les opérations documentées en 2021 ont concerné des territoires correspondant aujourd’hui à Golfe 1 et Golfe 6. Elles ne doivent pas être confondues avec les ouvrages historiques réalisés directement sous la responsabilité contractuelle et opérationnelle d’ACOMB avec l’appui financier de la GTZ, situés dans les actuels Golfe 1 et Golfe 4.
Une infrastructure produit des effets durables lorsque les populations comprennent son utilité, participent à sa préservation et peuvent signaler les difficultés.



Une expertise au service de l’intérêt général
Nos interventions relient transparence, droits, participation citoyenne et capacité d’action des communautés.
Gouvernance et transparence
Prévention de la corruption, revenus extractifs, propriété effective, transferts infranationaux et suivi des recommandations.
Participation citoyenne et données
Accès à l’information, contrôle citoyen, outils numériques, collecte de preuves et dialogue local.
Droits et justice environnementale
Droits des communautés, EIES et PGES, eau, impacts sociaux, climat et transition énergétique juste.
Capacités et connaissances
Formation, vulgarisation, analyse, capitalisation et accompagnement des organisations citoyennes.
Plaidoyer et influence
Dialogue multipartite et recommandations fondées sur des preuves pour améliorer les décisions publiques.
Notre méthode institutionnelle
Transformer les données en intelligence citoyenne, le dialogue en réponses et les réponses en décisions suivies.
De l’orientation stratégique à l’action territoriale.
ACOMB consolide une architecture qui relie son orientation de long terme à ses interventions concrètes : une orientation stratégique, une méthode institutionnelle, un dispositif territorial et une plateforme numérique au service de la redevabilité.
Une orientation de long terme, actuellement en construction, pour transformer les connaissances en actions, les données en décisions, le dialogue en confiance et les investissements en leviers de développement durable.
Data → Dialogue → Decisions : la méthode qu’ACOMB consolide pour transformer les données et connaissances en compréhension, preuves territoriales, dialogue, réponses et décisions suivies.
Expérimenter et opérationnaliser la méthode au plus près des communautés et des institutions locales.
Projet pilote achevé : « Arbre à Palabre – Voix citoyenne » · Yoto 1 et Vo 4En cours de développement, elle rend les données accessibles, documente les preuves territoriales et contribue au suivi des préoccupations, engagements et réponses des acteurs.
ACOMB D2D
Data → Dialogue → Decisions
ACOMB D2D transforme les informations techniques et les réalités locales en intelligence citoyenne, dialogue multipartite et décisions suivies. En cours de consolidation à partir de l’expérience de terrain, elle relie les champs d’intervention d’ACOMB et contribue à construire son orientation stratégique à l’horizon 2035.
Identifier les données, documents et obligations utiles.
Vulgariser et visualiser l’information pour différents publics.
Confronter les données officielles aux constats et preuves locales.
Réunir communautés, communes, autorités et entreprises.
Produire des recommandations et suivre les réponses et décisions.

Projet pilote achevé ayant expérimenté le dispositif Arbre à Palabre à Yoto 1 et Vo 4.
Les données ITIE rencontrent la réalité locale.
Arbre à Palabre est un dispositif territorial par lequel ACOMB expérimente et opérationnalise sa méthode D2D avec les acteurs locaux. Le projet pilote « Arbre à Palabre – Voix citoyenne » a permis d’expérimenter ce dispositif dans les communes de Yoto 1 et Vo 4. Cette expérience a permis de comparer et de rapprocher des données provenant de différentes sources, de recueillir des preuves citoyennes, d’organiser des espaces de dialogue multipartite et de dégager des enseignements utiles à la consolidation et à la réplication progressive du dispositif.
- Suivi des transferts vers les communes
- Engagements sociaux et environnementaux
- Registre de preuves et suivi des plaintes
- Dialogue multipartite et suivi des réponses
Une confiance qui peut être vérifiée.
La crédibilité d’ACOMB ne repose pas uniquement sur ses résultats. Elle repose aussi sur des responsabilités séparées, des politiques qui protègent les personnes et une utilisation des ressources qui peut être retracée, expliquée et contrôlée.
Des responsabilités séparées
L’Assemblée générale fixe les orientations, le Conseil d’administration supervise, la Direction exécutive met en œuvre et le Comité de contrôle interne vérifie.
Prévenir les risques, protéger les personnes
Les politiques d’ACOMB couvrent la PSEAH, la fraude, la corruption, les conflits d’intérêts et la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
Chaque étape est documentée
Budget, engagement, autorisation, paiement, comptabilisation, rapprochement bancaire mensuel, rapportage et audit composent une chaîne de contrôle traçable.
Une expérience ancrée au Togo et reconnue à l’international.
Des résultats institutionnels qui témoignent de la capacité d’ACOMB à relier expertise, innovation citoyenne et action de terrain.
Construisons des décisions plus justes.
ACOMB est ouverte aux collaborations qui renforcent l’accès à l’information, les droits des communautés, la redevabilité et la gestion responsable des ressources naturelles.
Akodésséwa-Kpota, zone portuaire, Lomé, Togo